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Minafin, la pépite française de la chimie fine (source : Les échos 03/04/2018)

03/04/2018 - Communication

Porté par la demande de l'industrie pharmaceutique, ce chimiste français enregistre une croissance à deux chiffres. Il augmente ses capacités de production à Dunkerque.

La bonne santé de la chimie française s'est traduite dans les comptes des grands groupes implantés dans l'Hexagone, comme Arkema et Solvay, qui ont publié des résultats record l'an dernier. Mais le secteur est surtout constitué de PME et d'entreprises de taille intermédiaire, qui représentent 95 % des adhérents de l'Union des industries chimiques (UIC), la fédération du secteur.

Minafin, une entreprise française de chimie fine fondée en 2004, a connu une croissance annuelle supérieure à 10 % depuis 2015, assure son président, Frédéric Gauchet. Elle réalise un chiffre d'affaires de 180 millions d'euros et emploie 800 personnes, dont près de 500 en France.

Comme la plupart des entreprises du secteur, la société est très internationalisée, avec des sites en Belgique, en Allemagne et aux Etats-Unis. En France, Minafin a racheté au laboratoire britannique AstraZeneca en 2009 son usine de Dunkerque (Nord), qui fabrique des principes actifs pour la pharmacie.

Investissement à Dunkerque

Le site produit désormais, non seulement pour AstraZeneca, mais pour l'ensemble de l'industrie pharmaceutique, ce qui a permis de fortement augmenter les volumes en tirant profit du rebond du secteur. Plus de 95 % de la production est exportée. Les effectifs sont passés de moins de 150 personnes au moment du rachat à 250 aujourd'hui. Minafin fournit aussi l'industrie des cosmétiques, la high-tech, l'aéronautique...

« Le cycle de croissance actuel est très favorable à la chimie. On ne peut plus fabriquer quoi que ce soit, sans recourir aux produits chimiques », observe Frédéric Gauchet. Pour faire face à la demande, aux Etats-Unis en particulier, Minafin est en train d'investir 14 millions d'euros à Dunkerque, où les capacités de production actuelles sont saturées, pour ouvrir une nouvelle ligne l'an prochain.

Le renforcement de l'implantation en France s'inscrit dans la durée. « Dans la chimie, les actifs industriels sont lourds et coûteux. Les investissements se font avec un horizon de trente à quarante ans », explique le dirigeant.

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